Silence des gouffres insondables.

Silence des gouffres insondables.
Le 20e sièce est trop "visuel"? Le 19e trop descriptif? Et pourquoi pas le 18e trop rationnel, le 17ème trop classique et le 16ème trop renaissance; Pouchkine trop russe et Sophocle trop mort?
La pluie des mots investie l'invisible citadelle de la liberté. Les syllabes colorées explosent dans ta bouche. Et toi, t'as simplement l'air d'un autiste avec ton walkman. C'est un des ces accidents qui insensiblement "nous attristent" mais nous réjouisse toujours.
"Alors Érasme, dans le délire de son désespoir d'amour, s'écria:"Faut-il donc que je te quitte? S'il faut que je parte, que mon reflet reste en ta possession à jamais et pour l'éternité!" "
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# Posté le lundi 15 juin 2009 14:06

Instrument.

Instrument.
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Tes yeux s'agrandiront, démesurément. Le jour tombe. Tu t'apaises enfin. Ce malaise perpétuel disparaît, signal d'une fête intérieure, délivrance de l'angoisse. Les étoiles explosent. Tu te demandes à quoi bon voyager, puisque ton âme change si lestement de place. Tu te poses devant moi, glorieusement, attendant sans doute que je t'approuve. Cependant, je n'en fais rien. Je t'observe, et me noie dans le gouffre de tes yeux, une fois encore. Le ciel pèse comme un couvercle au dessus de nous. Le temps m'engloutit minute par minute et tu m'éclaires de ton ardeur. Je te frapperais sans colère et sans haine. Tes sanglots soûleront mon coeur. Sinistre miroir. Je ne peux plus sourire, descendant d'éternels escaliers sans rampe.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 00:54

Telling lies with stars.

Telling lies with stars.
Elle se tenait assise sur le sol, la tête préalablement posée sur ces genoux et pensait. Elle rêvait de passer sa vie dans une cellule capitonnée. Une de ces cellules dont personne ne sort. Personne ne la comprenait. Elle commençait sa chute, se renfermait sur elle-même. Là-bas, ses pensées s'échappaient, s'entrechoquaient et finissaient par rebondir sur les murs pour enfin l'atteindre de plein fouet. Elle se retrouvait confrontée à elle-même et la folie l'envahissait. Dans ces moments là, un infirmier entrait et la sanglait dans une camisole de force. C'était le seul être humain qu'elle voyait. La vue de ses congénères lui inspirait un dégoût profond et une répugnance sans limite. Elle commençait à ne plus percevoir la réalité comme elle l'était vraiment. Cette réalité déprimante, où la société de consommation est reine, ne laissant plus de place aux sentiments. Elle se sentait à l'abri. Elle aimait cet endroit plus que tout au monde. On pouvait y réfléchir en paix. La paix elle l'avait trouvé dans cette cellule. Il s'agissait d'un paradoxe. Elle se sentait libre mais ses réflexions l'emprisonnaient, elle aimait la solitude mais se retrouvait atteinte d'une personnalité schizoïde. Elle paraissait maintenant insensible, monotone, froide et distante, sans pour autant chercher la marginalité volontairement. Quelque temps après, elle eut envie de reprendre contact avec l'extérieur et demanda à un infirmier une permission. Elle ne fut pas acceptée et cette dernière se mit donc à déambuler dans le centre. C'est à partir de là qu'un sentiment ambivalent l'envahit. Suscitant, d'un instant à l'autre, de l'amour puis de la haine, un désir de fusion aussitôt remplacé par une envie de séparation définitive. Elle avait l'impression d'être étrangère à elle-même. Elle redemanda à être enfermée. Elle ne supportait plus le monde extérieur.
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# Posté le vendredi 21 novembre 2008 00:04

Chain you to the radiator.

Chain you to the radiator.

Tu
gerbes tes sentiments, elle mange ses émotions. Elle gravite autour de toi et tu exploses les bulles des sentiments.
L'irrésistible Nuit établit son empire. Noire, humide, funeste et pleine de frissons. Les étoiles t'admirent, et tu t'enivres de ses cris. Ses yeux ont amortis les larmes paresseuses.
Tu cours au gré de tes désirs et plonge au plus profond du gouffre où le vent furibond fait claquer vos chairs.


Viens sur mon coeur, je veux plonger mes doigts tremblants dans tes jupons remplis de ton parfum. J'étalerai mes baisers sans remords. Fuis l'infini, je te suivrais volontiers. Ta jeunesse sera plus féconde en orages. L'air est imprégné d'une amoureuse rage. Continues de dormir dans tes faubourgs mélancoliques, je t'attendrais.



Pendule aux accents funèbres.

# Posté le lundi 17 novembre 2008 15:05

Modifié le lundi 17 novembre 2008 15:34